Stress scolaire : En septembre, il y a ceux qui reprennent simplement le chemin de l’école… et ceux qui savent déjà que cette année va compter.
Un brevet, un bac de français, le baccalauréat, une classe préparatoire, Parcoursup, un concours, un oral, un entretien pour une école, un stage ou une alternance…
Pour ces jeunes, la rentrée n’est pas tout à fait une rentrée comme les autres.
L’échéance est encore loin. Pourtant, elle est déjà là, quelque part dans un coin de la tête.
Et pendant que les enfants et les adolescents reprennent le chemin de l’école, les parents reprennent eux aussi celui du travail. Les agendas se remplissent, les activités redémarrent, les horaires changent.
Finalement, c’est toute la famille qui fait sa rentrée.
Et lorsque cette rentrée ouvre une année importante, il peut être intéressant de prendre un peu de recul avant que tout ne s’accélère.
Pourquoi certaines rentrées sont-elles plus difficiles à vivre ?
Certaines années scolaires sont plus marquantes que d’autres. Et là, je parle de vécu !
La troisième avec le brevet et les premières réflexions sur l’orientation. La première avec le bac de français. La terminale avec le baccalauréat et Parcoursup. Puis viennent les études supérieures, les concours, les dossiers, les entretiens…
À ces échéances s’ajoute parfois une question qui peut prendre beaucoup de place chez un jeune :
« Et si je n’y arrivais pas ? »
Il ne l’exprimera pas nécessairement de cette manière.
Cela peut être un « je verrai demain », une difficulté à se mettre au travail, une envie de faire autre chose, une perte de confiance ou, au contraire, une tendance à vouloir tout contrôler.
Dans mes accompagnements, je rencontre des jeunes très différents.
Certains travaillent beaucoup mais ont le sentiment que leurs efforts ne sont jamais suffisants. D’autres savent ce qu’ils devraient faire mais n’arrivent pas à s’y mettre. Certains connaissent leurs cours mais perdent leurs moyens lorsqu’ils se retrouvent devant une copie ou un jury.
Il est alors tentant de parler de manque de motivation.
Mais la réalité est souvent plus nuancée.
Stress scolaire : derrière les difficultés, il n’y a pas toujours un problème de volonté
Un adolescent peut avoir envie de réussir et pourtant avoir du mal à travailler.
Il peut avoir les capacités nécessaires mais ne pas savoir comment organiser son travail.
Il peut connaître son cours et ne pas parvenir à restituer ses connaissances dans une situation d’examen.
Il peut avoir une bonne méthode mais perdre ses moyens lorsqu’il se retrouve face à une échéance importante.
C’est pourquoi je trouve important de ne pas regarder uniquement le résultat.
Avant de demander à un jeune de travailler davantage, il peut être utile de se demander :
Est-ce qu’il sait comment travailler ?
Et ensuite :
Est-ce qu’il arrive à utiliser ses capacités lorsqu’il en a besoin ?
Ces deux questions sont au cœur de mon approche.
Gestion du stress avant un examen : apprendre à retrouver ses moyens
Un examen, un oral ou un entretien sont des situations importantes. Il est donc normal de ressentir une certaine appréhension.
Le cœur accélère, les pensées se bousculent, le corps se mobilise.
Cette réaction n’est pas forcément négative. Elle peut même permettre d’être plus attentif et de se préparer.
La difficulté apparaît lorsque cette mobilisation devient trop importante ou qu’elle empêche le jeune de faire ce qu’il sait pourtant faire.
On connaît tous le fameux « trou de mémoire » : le cours a été appris, les connaissances sont là… mais au moment où il faut les restituer, impossible de retrouver la bonne information.
Ou encore ce jeune qui connaît parfaitement son sujet mais se dévalorise dès qu’il rencontre une difficulté.
L’objectif d’un accompagnement n’est pas de faire disparaître toute appréhension.
Il est plutôt d’apprendre à faire avec ce que l’on ressent, à retrouver ses moyens et à ne pas laisser une émotion prendre toute la place.
C’est notamment là que la sophrologie et la préparation mentale peuvent avoir leur intérêt.
Sommeil et adolescence : un élément à ne pas négliger
On pense souvent à l’organisation du travail, aux révisions, aux fiches et aux examens.
On pense moins à ce qui permet justement au cerveau de fonctionner correctement : la récupération.
Le sommeil joue un rôle essentiel dans l’attention, la mémoire et les apprentissages.
Pourtant, à l’adolescence, les horaires de sommeil sont parfois compliqués à équilibrer. Le rythme biologique évolue, les horaires scolaires restent matinaux et les écrans peuvent facilement repousser l’heure du coucher.
À l’approche des examens, certains jeunes font parfois le choix de travailler davantage le soir.
Mais gagner une heure de révision et perdre une heure de sommeil n’est pas toujours un bon calcul.
Préparer une année importante, c’est aussi apprendre à gérer son énergie.
La sophrologie peut ici apporter des outils simples autour de la respiration, de la détente corporelle et du relâchement, qui peuvent progressivement trouver leur place dans le quotidien.
Elle ne remplace évidemment pas une consultation médicale lorsque les difficultés de sommeil sont importantes ou persistantes.
La pression scolaire concerne aussi les parents
C’est un aspect que l’on oublie facilement.
Quand un enfant entre dans une année importante, ses parents peuvent eux aussi ressentir une certaine pression.
On veut aider.
On rappelle les dates.
On demande si les devoirs sont faits.
On regarde si le travail avance.
On encourage.
Et parfois, sans même s’en rendre compte, on répète :
« Tu as travaillé ? »
« Tu as pensé à ton oral ? »
« Tu devrais peut-être commencer tes révisions… »
C’est parfaitement compréhensible.
Mais lorsque ces échanges deviennent quotidiens, ils peuvent finir par peser sur la relation.
Le jeune peut avoir le sentiment que ses parents sont constamment derrière lui.
Et le parent peut avoir l’impression de devoir porter une partie de la réussite de son enfant.
Pourtant, aider son enfant ne signifie pas tout contrôler.
Il s’agit aussi de lui permettre de devenir progressivement responsable de son organisation et de ses choix.
Et cela demande parfois aux parents de trouver le juste équilibre entre accompagner et laisser faire.
Anticiper la préparation aux examens plutôt que d’attendre le printemps
En septembre, le mois de juin paraît très loin.
C’est justement le bon moment pour prendre un peu d’avance.
Pas pour commencer les révisions du bac dès la rentrée !
Mais pour regarder l’année dans son ensemble.
Quelles sont les grandes échéances ?
Comment le jeune s’organise-t-il ?
A-t-il une méthode qui lui convient ?
Comment réagit-il lorsqu’il rencontre une difficulté ?
Quels sont ses points forts ?
Sur quoi pourrait-il avoir besoin d’un coup de pouce ?
Et surtout : comment éviter que tout devienne urgent au dernier moment ?
C’est cette réflexion qui m’a amenée à créer Horizon Réussite.
J’ai créé Horizon Réussite parce que je trouvais dommage que la préparation mentale intervienne parfois uniquement quelques semaines avant un examen, lorsque le jeune est déjà très sollicité.
L’idée est de commencer plus tôt.
Pas pour ajouter une contrainte supplémentaire à son emploi du temps, mais au contraire pour lui donner progressivement des outils qu’il pourra utiliser tout au long de l’année.
Dans un premier temps, nous pouvons travailler autour de la confiance, de la concentration, des émotions et de la manière d’aborder les situations importantes.
Puis, lorsque les examens approchent, l’accompagnement évolue vers la préparation mentale.
Comment vais-je vivre cette journée ?
Comment vais-je entrer dans la salle ?
Que faire si je bloque sur une question ?
Comment retrouver ma concentration ?
Comment me préparer à un oral ?
Comment me projeter dans cette situation sans la subir avant même qu’elle arrive ?
Le travail de visualisation et les exercices de sophrologie permettent notamment de préparer progressivement certaines situations et de construire des repères que le jeune pourra réutiliser le moment venu.
L’objectif n’est pas de supprimer toute appréhension.
Il est de permettre au jeune de savoir quoi faire lorsqu’elle apparaît.
Organisation et méthode de travail : une autre clé de la réussite
C’est un point auquel je tiens particulièrement.
Je ne crois pas qu’il suffise de dire à un jeune : « Aie confiance en toi ! »
La confiance se construit aussi à travers des expériences concrètes.
Et pour réussir une année importante, il faut également savoir s’organiser.
Planifier son travail. Découper une tâche. Identifier les priorités. Savoir quand réviser. Trouver une façon d’apprendre qui fonctionne pour soi.
C’est là que mon travail peut être complémentaire de celui de Céline KHADRA, orthopédagogue au sein du cabinet paramédical GP Molière au sein duquel je travaille.
Son approche permet de s’intéresser plus particulièrement à la manière dont le jeune apprend, à ses stratégies de travail et à son organisation.
De mon côté, je travaille davantage sur la confiance, les émotions, la préparation mentale et les outils permettant de mieux vivre les situations importantes.
Lorsque cela est pertinent, ces deux approches peuvent donc se compléter.
Parce qu’il ne sert à rien de demander à un jeune de travailler davantage s’il ne sait pas comment travailler efficacement.
Et inversement, une bonne méthode peut être difficile à mettre en œuvre si le jeune perd tous ses moyens dès qu’une échéance approche.
Une année d’examen ne doit pas devenir une année entière consacrée aux examens
C’est peut-être le message que j’aimerais le plus transmettre aux familles.
Oui, certaines années demandent davantage de travail.
Oui, les examens sont importants.
Mais un jeune a aussi besoin de dormir, de sortir, de faire du sport, de voir ses amis, de rire et parfois simplement de ne rien faire.
Ces moments ne sont pas inutiles.
Ils permettent aussi de récupérer et de garder un équilibre.
Et les parents ont eux aussi le droit de continuer à travailler, à souffler et à vivre leur quotidien sans que chaque conversation familiale tourne autour des résultats scolaires.
L’objectif n’est pas de faire de cette année une course permanente vers la réussite.
Il est de permettre au jeune de trouver un fonctionnement qui lui permette d’avancer, de progresser et de rester lui-même.
Alors, faut-il attendre que les difficultés apparaissent ?
Pas forcément.
Il n’est pas nécessaire d’attendre les premières mauvaises notes, les nuits difficiles ou les semaines précédant l’examen pour se poser la question d’un accompagnement.
Et il n’est pas non plus nécessaire de savoir exactement ce dont son enfant a besoin avant de demander conseil.
C’est justement le rôle d’un premier échange.
Écouter la situation.
Comprendre les échéances.
Identifier ce qui fonctionne déjà.
Voir ce qui pourrait être amélioré.
Et déterminer si un accompagnement est réellement pertinent.
Parfois, quelques ajustements suffisent.
Parfois, un accompagnement sur plusieurs mois peut être utile.
Chaque jeune est différent.
Si vous vous interrogez sur la manière d’accompagner votre enfant ou votre adolescent cette année, je vous propose un premier échange de 30 minutes. Vous pourrez simplement me raconter la situation, me poser vos questions et voir avec moi ce qui pourrait être le plus adapté.
Vous n’avez pas besoin de savoir à l’avance s’il faut de la sophrologie, de la préparation mentale, un accompagnement sur la confiance ou un travail autour de la méthode.
C’est justement ce premier échange qui permet de faire le point.
Les questions que les parents me posent
La sophrologie est-elle adaptée aux adolescents ?
Oui. La sophrologie peut être adaptée aux adolescents, avec des exercices simples et accessibles, notamment autour de la respiration, de la détente, de la concentration, de la confiance et de la préparation mentale.
L’accompagnement est toujours adapté à l’âge, à la personnalité et à la situation du jeune.
Quand commencer une préparation mentale pour un examen ?
Il n’est pas nécessaire d’attendre quelques semaines avant l’examen. Commencer plusieurs mois à l’avance permet de prendre le temps d’expérimenter les outils et de les intégrer progressivement.
La préparation peut ensuite devenir plus spécifique à l’approche du brevet, du bac, d’un concours ou d’un oral.
La sophrologie peut-elle aider avant le brevet ou le bac ?
Elle peut apporter des outils pour mieux vivre les situations importantes : gérer les réactions corporelles, favoriser la concentration, renforcer la confiance et se préparer mentalement aux différentes étapes d’une épreuve.
Elle ne remplace évidemment ni le travail scolaire ni un accompagnement médical ou psychologique lorsque celui-ci est nécessaire.
Quelle différence entre sophrologie et orthopédagogie ?
Les deux approches peuvent être complémentaires.
L’orthopédagogie s’intéresse notamment aux apprentissages, aux stratégies et aux méthodes de travail.
La sophrologie peut notamment accompagner la gestion des émotions, la confiance, la concentration et la préparation mentale.
Dans certaines situations, travailler ces deux dimensions permet d’avoir une approche plus globale des besoins du jeune.
Mon enfant manque de confiance avant un examen : que faire ?
Avant de chercher immédiatement une solution, il peut être intéressant de comprendre ce qui se cache derrière cette perte de confiance.
Est-ce une difficulté dans une matière ? Une mauvaise expérience ? Une peur de l’échec ? Une difficulté à s’organiser ? Une tendance à se comparer ?
Le premier échange permet justement de prendre le temps de comprendre la situation et de déterminer ce qui pourrait être utile.
Une année importante se prépare, mais elle ne doit pas être vécue comme une année sous pression.
Donner au jeune des outils, l’aider à mieux comprendre son fonctionnement, travailler sa confiance, sa préparation mentale et son organisation peut lui permettre d’aborder les échéances avec davantage de sérénité et d’autonomie.
Si vous souhaitez faire le point sur les besoins de votre enfant, je vous propose un premier échange de 30 minutes.
